Œufs de cailles de la Filière Qualité Carrefour : des promesses trompeuses
Vivre toute sa vie sur la surface d’un téléphone
Bonjour
« Cailles libres de voler », « Élevage respectueux des animaux », « Produits responsables », « Densité très fortement réduite »…
Pour promouvoir ses œufs de cailles Filière Qualité Carrefour, l’enseigne met en avant des mentions rassurantes. Notre enquête révèle ce qu’elles ne disent pas.
Dans un élevage vendéen fournissant directement l’enseigne, 95 000 cailles sont enfermées en permanence dans un bâtiment fermé. Chacune d’elles dispose pour vivre de la surface d’un téléphone.
95 000 cailles enfermées en permanence
Sous leurs pattes : du grillage métallique.
Autour d’elles : de la poussière, des œufs cassés, des cadavres.
Beaucoup sont déplumées. Aucune ne sort à l’extérieur.
Les 30 000 cailles pondeuses qui pondent les œufs vendus chez Carrefour vivent dans deux volières de 200 m² chacune. Elles y restent pendant dix mois avant d’être envoyées à l’abattoir.
Les 65 000 cailles reproductrices qui pondent des œufs fécondés, dont les futures cailles pondeuses, sont enfermées en cage pendant six mois avant d’être tuées à leur tour.
Des milliers de cailles meurent au cours de la période d’élevage.
À lui seul, cet élevage produit 7 % des œufs de cailles consommés en France.
Blessures, souffrances, mortUne « qualité » identique à l’élevage intensif
La Filière Qualité Carrefour affirme proposer des méthodes d'élevage qui « respectent les animaux » et qui améliorent le « bien-être animal ».
Dans les faits, l’« enrichissement » mis en avant se limite à quelques chaînes et pierres installées dans les volières.
Les conditions observées ne diffèrent pas d’un élevage intensif classique : promiscuité extrême, sol entièrement grillagé, absence d’accès à l’extérieur.
Une communication qui entretient l’illusion
Alors que de nombreuses personnes recherchent davantage de transparence sur les conditions d’élevage, ces mentions valorisantes donnent l’impression d’une alternative plus « respectueuse ».
Pour les animaux, cette différence n’existe pas. Les conditions restent celles de l’élevage intensif.
Cet élevage fournit officiellement la marque Filière Qualité Carrefour, vendue dans les supermarchés partout en France.
Derrière cette communication, ce sont ces images que révèle notre enquête.
L214 porte plainte
Face à ces pratiques, L214 porte plainte contre l’élevage pour mauvais traitements sur les animaux et contre Carrefour pour pratiques commerciales trompeuses.
Présenter ces produits comme « plus respectueux » alors que les animaux vivent entassés sur du grillage, sans accès à l’extérieur, revient à induire la clientèle en erreur.
Rendre ces pratiques visibles est indispensable pour obtenir des changements concrets.
Carrefour, en tant que distributeur majeur, a le pouvoir d’orienter ses approvisionnements et de réduire le recours à l’élevage intensif. Encore faut-il qu’il le fasse.
Vous êtes déjà 94 082 à demander à Carrefour de réduire de moitié le nombre d’animaux tués pour ses rayons. Chaque signature et chaque partage compte pour franchir le cap des 100 000.
Je partage l’enquête
Merci d’agir pour les cailles,
L’équipe de L214
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